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Catalogue

Voix

Han Shan

chanteur d'opéra de Pékin, percussion, cithare guqin, orgue à bouche sheng, vièle erhu et sons fixés

 

durée 10'

 

création :  série Alla Breve (France Musique)

diffusion : semaine du 23 décembre 2002
par l' ensemble Fleur de prunus

Shi Kelong : voix, Gao Yuan : percussions chinoises, François Picard : orgue à bouche sheng,

Chen Leiji : cithare guqin, Wu Suhua : vièle erhu

 

rediffusion : semaine du 17 juin 2013

 

obtenir la partition

 

 

lien pour écouter (à 5'20")

https://www.francemusique.fr/emissions/alla-breve-l-integrale/hanshan-de-marie-helene-bernard-29316

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Note de programme

Commande de France-Musique

 

Qui se repose au sein des nuées blanches

            N’a nul besoin d’acheter la montagne.

Le val est-il pentu, prends un bâton

                   La montée rude, agrippe les lianes.

Les pins resteront verts au fond des gorges

           Au bord des eaux se marbreront les roches.

Les liens brisés, tu n’auras plus d’amis

              Mais au printemps le concert des oiseaux.

Il n’était pas rare que la poésie classique chinoise soit accompagnée d’un instrument. A l’origine de ce projet, il y a donc le désir de « revisiter » cette tradition en m’appuyant sur des vers qui ont traversé plus de dix siècles. Le poète qui a retenu mon attention, Han Shan (littéralement « Montagne froide »), écrivait à l’époque des Tang, période d’or de la littérature ancienne chinoise. Comme beaucoup de ses contemporains, il composait des huitains réguliers, formés de vers de cinq pieds. Un découpage séculaire qui paraît taillé sur mesure pour la forme d’Alla breve et qui permettra que dans chaque section de deux minutes se dévoilent, sans césure artificielle, deux vers chinois. Le poème ayant été alors entièrement donné à entendre dans sa langue originale, la dernière section permettra de faire transparaître en filigrane quelques mots français. Bien éloignés d’une traduction littérale, ils devraient permettre à l’auditeur de s’orienter dans l’univers de Han Shan (qui mêle sensations procurées par la nature et sagesse taoïste), tout en le laissant libre d’y flotter à sa guise. Dans cette confrontation entre l’écriture occidentale, le jeu d’instrumentistes traditionnels chinois et les « sons fixés » issus du studio électro-acoustique, je me suis laissée guider par l’idéal classique de naturel et de simplicité qui est un des piliers de  la pensée esthétique chinoise.

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