Catalogue

Ensemble

Lu Chen (Chemin de poussière)

cithare guqin, mezzo-soprano, clarinette, accordéon, percussion, violon, violoncelle

durée 16'

 

création au théâtre Dunois (Paris)

le 6 février 2005

par l’ensemble ALEPH

Dominique Clément : clarinette, Sylvie Drouin : accordéon, Jean-Charles François : percussion, Monica Jordan : voix, Christophe Roy : vc, Noémi Schindler : vl et Dai Xiaolian : guqin

 

reprises : Conservatoire de Shanghai et Conservatoire de Pékin (juin 2005)

 

 

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écouter un extrait

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00:00 / 05:03
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Note de programme

Commande de l’État

Je vois les hommes de ce monde,

perdus, perdus, arpentant les chemins de poussière,

sans comprendre ce qu’ils sont en train de faire…

La cithare guqin occupe une place emblématique dans la culture chinoise : attribut des lettrés au même titre que les échecs, la calligraphie ou la peinture, elle est jouée la plupart du temps en solitaire et traditionnellement destinée plus à la méditation qu’au concert. Comment dès lors oser l’introduire à côté d’instruments occidentaux dans une création contemporaine ? D’emblée séduite par la riche palette sonore et par la diversité des modes de jeu de cet instrument, j’ai profité d’un long séjour en Chine l’hiver dernier (rendu possible par une bourse de « La Villa Médicis hors les murs »), pour chercher activement un(e) joueur(se) de guqin  qui serait prêt(e) à se lancer avec moi dans une telle aventure. C’est finalement Dai Xiaolian, instrumentiste réputée et petite-nièce d’un très grand maître, vivant et enseignant à Shanghai, qui a accepté de relever le défi. Et c’en est bien un, car ce ne sont pas seulement des milliers de kilomètres qui séparent Dai Xiaolian des musiciens de l’ensemble ALEPH ; ce sont aussi des différences considérables dans le rapport à la partition, au temps musical, à la pratique instrumentale ou au jeu en public… Mais le même désir de sortir des sentiers battus et de vivre de nouvelles expériences musicales a pu finalement les réunir.La pièce a été inspirée par quelques vers du poète Han Shan (littéralement « montagne froide ») dont on sait peu de choses, sinon qu’il écrivait à l’époque des Tang (VIIe siècle), période d’or de la littérature ancienne chinoise.