Les ailes du phenix

orgue à bouche sheng et électronique

 

durée 12'

 

création à Radio-France (salle Olivier Messiaen),

cycle Multiphonies-GRM

le 23 mai 2009

par Wu Wei

reprises : Festival Crush 09 (Danemark) - Klang-Hamburg 2009 

Festival Europäische Kirchenmusik 2010 (Allemagne) 

Seoul International Computer  Music Festival 2010 

Musica Electronica Nova Festival 2011 (Wroclaw)

Ungehörte Musik 2011 (Berlin) 

Cité des Arts et Centre Culturel Coréen, Paris, 2014 

Zeitströme 2017, Tage für aktuelle Musik (Darmstadt)

obtenir la partition

 

 

vidéo 

ou

https://www.youtube.com/watch?v=pnUNKX3hcKU&feature=youtu.be

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Catalogue

Solo

Note de programme

Commande du GRM

Si l’orgue à bouche est présent en Extrême-Orient depuis les temps les plus reculés, il est resté mal connu en Occident, même si l’harmonica est devenu au XIXe siècle son petit cousin européen (c’est un exemple de transfert de technologie précoce d’Orient à Occident…). Son principe de fonctionnement est basé sur l’anche libre, inventé dans le monde du bambou il y a plus de trois mille ans. Dans l’orgue à bouche chinois, c’est par raffinement esthétique, et non  par nécessité organologique, que les tuyaux ont été disposés de manière à évoquer des ailes de phénix. Longtemps instrument d’accompagnement aussi bien dans les musiques  de divertissement que dans les temples bouddhiques, le sheng est devenu un instrument soliste grâce à quelques rares musiciens. Par sa technique de souffle qui permet toutes sortes de trémolos, ses grandes variations de dynamique, sa richesse d’attaques, son jeu simultané sur plusieurs tuyaux créant des sonorités sophistiquées, le sheng a déjà su séduire quelques compositeurs contemporains (comme Xu Shuya ou Unsuk Chin). Mais c’est sans doute la première fois qu'il se mêle à l'électronique; cela permet que se déploie autour du jeu en direct  un espace plus ample, à la fois écrin mystérieux et caisse de résonance. Wu Wei, virtuose du répertoire traditionnel et expérimentateur audacieux (entre autres avec l’accordéoniste Pascal Contet) a tout de suite été partant pour cette aventure. Il souhaite que son instrument connaisse  une nouvelle continuité de vie, à l’image de l’oiseau mythique si cher à la culture chinoise.